Protéger son patrimoine en 2020 : le guide

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semaine sombre sur les marchés financiers, j’ai reçu de nombreuses questions de la part d’investisseurs inquiets de l’avenir de l’économie française. Il est vrai que la crise actuelle du coronavirus est sans précédentAprès une . Le marché boursier s’effondre (-20% sur le CAC40 cette semaine : catastrophique ! ! !).

Des pays entiers ralentissent. L’ économie mondiale est la grippe . L’ennemi en question : un virus qui sème la psychose dans le monde. Pas plus grand que quelques nanomètres, le coronavirus attaque tous les êtres humains sans exception.

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Connaissant aucune frontière, le Coronavirus se propage à une vitesse stupéfiante dans le monde entier. Il provoque la panique partout où il se propage, parce que nous ne savons toujours pas tout sur ce virus : son taux réel de mortalité, le taux réel de complications, le nombre réel de personnes infectées et finalement sa dangerosité. Je vous propose dans ce guide de présenter mon point de vue en tant que conseiller en gestion de patrimoine sur cette crise coronavirus et son économiques.

Mise à jour du 31/03/2020 : la crise va s’aggraver ! (Fin de l’article)

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Résumé :

  1. 1. Une crise économique à venir… sans précédent
  2. 2. Une crise de psychose
  3. 3. À quoi s’attendre en 2020 ?
  4. 4. Une crise pétrolière amplifiée par le coronavirus
  5. 5. Quels domaines d’activité devraient être privilégiés ?
  6. 6. Mes solutions pour protéger votre argent
  7. 7. Conclusion

1. Une crise économique à venir… sans précédent

Le Coronavirus s’installe sur le continent européen… et nous ne savons pas pour combien de temps. Son taux de mortalité réel ? Le virus a-t-il une chance de muter génétiquement ? Quel est le taux réel de contagiosité ? Peut-on faire un vaccin rapidement ? Ce vaccin sera-t-il efficace à long terme ? Bref, ces éléments ne sont pas du tout rassurants, d’ autant plus que, dans le même temps, les statistiques officielles montrent unetaux de mortalité provisoire de 3,77 % (153 503 cas confirmés en laboratoire pour 5789 décès au 14 mars 2020).

Ces deux articles m’ont fait froid sur le dos aujourd’hui sur la virulence du virus (données très récentes) :

Je vous invite à lire ces deux articles avec une grande attention !

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/15/coronavirus-les-simulations-alarmantes-des-epidemiologistes-pour-la-france_6033149_3244.html

On parle de 500 000 morts possibles en France !

https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-agissez-aujourdhui-2bd1dc7838f6

Sur cet article, nous comprenons le danger du virus de la couronne : il est nécessaire de s’isoler sinon l’épidémie sera catastrophique. Nos pays européens sont trop tard. J’espère que les mesures d’endiguement ralentiront l’épidémie. Ce qui est certain, nous avons depuis des mois !

D’ un point de vue économique, il est impossible de prédire lesconséquences de cette crise. En effet, historiquement, les pandémies se sont déjà répandues dans le monde entier et ont causé la mort de millions de personnes dans le monde, mais la configuration économique actuelle est unique . Le monde est totalement interconnecté et il est impossible, comme nous le verrons ci-dessous, de prévoir les conséquences.

La grippe espagnole de 1918 et son impact sur l’économie

La grippe espagnole est une pandémie qui a frappé le monde en 1918. Originaire de Chine (pour le virus du père) et une génétique de mutation probable aux États-Unis, le virus a frappé le monde entier et a causé la mort de plus de 50 millions de personnes dans le monde. Cependant, il est difficile d’évaluer l’impact de ce virus sur l’économie mondiale, car n’oublions pas que le monde sortait d’une guerre mondiale. L’ économie était déjà au plus bas. Ce qui n’est manifestement pas le cas aujourd’hui.

SRAS en 2003

L’ épidémie de SRASs’est produite en novembre 2002 en Chine. Une crise épidémiologique qui a touché principalement la Chine et ses pays voisins (Vietnam). Au total, la crise aura infecté 8 346 personnes à travers le monde. Cependant, il est impossible de comparer la situation épidémiologique actuelle avec la crise du SRAS de 2003 pour plusieurs raisons :

Tout d’abord, la crise a infecté un total de 8346 personnes (contre environ 150 000 personnes actuellement). Le virus était atpriori pas contagieux ; — pas de confinement massif de la population ; — les équipements de production n’ont pas été arrêtés ; — Le poids économique de la Chine dans le PIB mondial était beaucoup plus faible (environ 4 % à l’époque, contre près de 16 % en 2019). À cette époque, le SRAS avait réduit le PIB de la Chine de 1,2 %.

Une crise différente de la crise financière de 2008

La crise du coronavirus ne peut être comparée à celle de 2008. La crise économique de 2008 était liée à une crise financière. À cette époque, les banques accordaient des prêts toxiques à des agents économiques insolvables. Les prix de l’immobilier ont été surestimés. La bulle immobilière a éclaté. La crise financière s’est propagée au secteur économique. De nombreux emprunteurs n’ont pas été en mesure de rembourser leurs prêts. Les banques ont alors saisi leurs biens, mais à la suite de l’éclatement de la bulle immobilière, de nombreux biens ont été amortis. En conséquence, le système bancaire a été affaibli par cette crise. Pour sauver les banques de la faillite et éviter que le monde ne connaisse une crise économique majeure, les banques centrales et les gouvernements sont intervenus pour sauver le monde économique.

En 2020, nous sommes dans une configuration différente. L’ ennemi ne mesure que quelques nanomètres et c’est une panique. Des sections économiques entières sont fermées ou inactives. La crise est avant tout une crise de psychose (comme nous le verrons dans la section suivante).

2. La crise du Coronavirus : une crise… de psychose

ATTENTION :La crise du coronavirus est une crise de psychose

Là, j’attire votre attention sur le fait quecette crise coronavirus n’est absolument pas une crise financière. Comme vous le savez, il s’agit d’une crise sanitaire causée par un virus de quelques nanomètres. Les gouvernements sont mobilisés pour enrayer (ou enrayer) la pandémie mondiale. Le danger réel de ce virus est encore inconnu, mais à la fin c’est la psychose qui s’installe . Cette psychose est autonome par elle-même. Les gens ne sortent presque plus. Et elle affecte l’économie réelle : chômage technique, perturbation de l’offre, consommation en forte baisse, secteurs économiques entiers touchés, affaiblissement des entreprises et du système bancaire,…

Redémarrer l’économie mondiale malgré la psychose ?

Le FED a annoncé le 4 mars 2020, à une grande surprise, une réduction de son taux politique. Plutôt bonne nouvelle, mais je doute cependant que ce genre de décision, du moins pour le moment,vraiment relancer l’économie réelle. Je reste convaincu que le seul moyen de lutter contre les effets économiques dévastateurs de cette crise du Coronavirus est de « briser » la psychose en rassurant la population (ou d’arrêter le virus le plus rapidement possible).

OUI ! Il y a un virus mortel qui se propage sur la planète, mais si l’on regarde les chiffres officiels, il y a à ce jour 79 décès en France, alors que la grippe saisonnière tue plus de 8000 individus chaque année en France (entre 290000 et 650 000 décès dans le monde). Donc, bien sûr, les pessimistes diront toujours que c’est le taux de mortalité qui doit être observé, pas le nombre total de décès, parce que oui il n’y a que 79 décès, mais à la fin sur un total de 3672 personnes infectées, et donc si le virus se propage (comme certaines études estimatescientifiques) dans près de 70% des population, ce serait le shatomb ! Mais ce raisonnement ne me semble pas justifié, parce que nous ne connaissons toujours pas lataux de mortalité réel de ce virus, parce que ne l’oublions pas, de nombreuses personnes infectées sont asymptomatiques et ont donc pas de symptômes cliniques. Non détecté… et donc pas pris en compte dans les chiffres officiels . Alors que les chiffres officiels du gouvernement annoncent le dénombrement de 3672 personnes infectées, en fin de compte, il peut déjà y avoir plus de 100 000 personnes infectées en France, de sorte que le taux de mortalité n’est pas nécessairement plus élevé que la grippe saisonnière (c’est peut-être moins important).

De mon point de vue personnel, si le virus Covid-19 est VRAIMENT très dangereux (nous parlons d’un virus jusqu’à 10 fois plus mortel que la grippe), dans ce cas, il est indispensable d’arrêter ce virus virus.virus aussi rapidement que possible (quel que soit le prix). Sinon, c’est la psychose exagérée qu’elle génère qui doit être arrêtée.

3. À quoi s’attendre en 2020 avec Coronavirus ?

Les prochaines semaines seront décisives . La réponse à donner parLes gouvernements européens pour contrôler et éradiquer le virus seront décisifs.

Un vaccin très improbable en 2020

Il est peu probable que la crise du coronavirus soit maîtrisée en 2020 . La plupart des experts épidémiologiques considèrent qu’un minimum d’un an et demi est nécessaire pour mettre au point un vaccin efficace contre ce nouveau virus.

Notre seule chance ? L’ arrivée des journées ensoleillées de mai pourrait ralentir le développement du virus sur le territoire français  ? En Iran, la chaleur élevée (dans le sud du pays) n’empêche pas le virus de se développer rapidement (c’est même le principal foyer de contamination dans le monde). Donc, bien sûr, il y a d’autres facteurs à prendre en compte tels que la propreté, l’efficacité du système de soins, la sensibilité d’une population à un virus, les échanges démographiques,… Rien ne pouvait, par exemple, prédestiné l’Italie à devenir sur le continent européen le premier foyer majeur de contamination du Coronavirus alors qu’il s’agissait d’undes seuls pays européens à prendre des arrangements drastiques.

Le confinement des patients qui affectera la capacité de production des entreprises

La crise du Coronavirus risque d’avoir des répercussions économiques très graves pour de nombreux secteurs , voire pour l’ensemble de l’économie. Non seulement il y a un risque réel de confinement d’une partie de la population (comme en Chine avec la province de Hubei), mais la mise en quarantaine des patients atteints de coronavirus affaiblit l’activité commerciale.

La propagation du Coronavirus sur le territoire national (et le déclenchement de l’étape 3) par le gouvernement français est « inexorable », selon le chef de l’Etat Emmanuel Macron. Dans ces conditions, le Président de la République française n’a eu d’autre choix que d’annoncer la fermeture des crèches, écoles et universités à partir du lundi 16 mars 2020. Les écoliers resteront donc confinés à leur domicile pour une durée indéterminée et, bien sûr, les parents seront chargés de les éduquer àmaison, ce qui rendra tout simplement impossible de s’engager dans une activité professionnelle. D’où une perte de main-d’œuvre, et donc une activité économique qui ralentira .

Un marché obligataire très tendu en 2020

Le président, Emmanuel Macron, a annoncé jeudi 12 mars 2020 que l’État financera, quoi qu’il arrive, le chômage partiel et investira massivement pour soutenir l’économie française. Nous sommes au milieu du retour de l’ « État-providence », mais il est vrai que la situation économique l’exige. Par conséquent, cette annonce est plutôt, à court terme, une bonne nouvelle pour l’économie. Mais cela implique aussi que l’Etat empruntera à tout prix. Pour financer sa politique d’investissement, l’État devra emprunter des fonds sur le marché obligataire . Ce sont donc les marchés financiers qui prêteront des fonds à l’État français en échange d’intérêts. Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, estdéjà parler de « plusieurs dizaines de milliards » quand nous sommes « au tout début de l’épidémie » (selon les mots du président français). Qu’est-ce que ça va passer dans quelques semaines, quand les dossiers techniques du chômage s’accumuleront, et quand toute la France sera paralysée par ce virus ? Je pense que la crise du Coronavirus coûtera beaucoup à l’État français , et je pense (de mon point de vue personnel) que nous serons bien au-dessus des « quelques dizaines de milliards d’euros » promis par l’État pour rassurer les marchés.

Alors, une autre question va se poser ? Les marchés financiers pourraient-ils prêter indéfiniment à l’État français ? N’ oublions pas que l’Etat français est déjà très endetté : il s’agit d’une dette publique de 99,6% du PIB national en 2019. En cas de détérioration de l’économie française due à la crise du Coronavirus, l’État français peut avoir des difficultés à se financer sur l’emprunt obligataire marché. Déjà en Italie, la situation dans le pays oblige le gouvernement italien à se financer à un taux d’intérêt de 1,79 % sur une OAT de 10 ans (comme le montre le graphique ci-dessous) contre moins de 1 % avant le début de la crise du Coronavirus.

Graphique de l’évolution du rendement des bons du Trésor (10 ans) en% en Italie :

En France, sur le marché obligataire, il y a eu une tension assez forte au cours des dernières heures sur l’OAT à 10 ans français , comme le montre le graphique ci-dessous.

Malheureusement, je crains qu’au cours des prochaines semaines, et malgré les interventions possibles de la BCE, le taux d’intérêt augmente fortement, ce qui va encore gonfler notre déficit public.

Graphique de l’évolution du rendement des bons du Trésor (10 ans) en% en France :

Enfin, compte tenu de la détérioration de l’économie, je crains également que les agences de notation d’origine américaine : Standard &Poor’s ou Moody’s abaissent la cote de la dette française , ce qui serait un signal très négatif sur le marché obligataire.

Comme l’Italie, il y a une forte fluctuation des prix sur le marché obligataire , ce qui risque d’avoir un impact très grave sur l’économie française à long terme.

Le secteur aérien en chute libre

En réponse à la crise du coronavirus en Chine, les clients renoncent à voyager à l’étranger . En Chine, selon un article du quotidien anglo-saxon Wired, le nombre de vols est passé de 17181 vols le 22 janvier 2020 (la veille de la mise en quarantaine de Wuhan) à seulement 5095 vols le 4 février 2020. Une baisse vertigineuse du trafic aérien de près de 70% !

En Europe, avec l’arrivée du virus en Italie ainsi que dans d’autres pays européens, les clients reportent leurs voyages à l’étranger à une date ultérieure.

compagnies aériennes, ainsi que les agences de voyages, sont les premières victimes de cette crise épidémiologique. Les Pourpar exemple, la compagnie aérienne régionale britannique Flybe est en faillite depuis le 5 mars 2020. Déjà en proie à des difficultés financières, les récentes annulations de vols ont poussé l’entreprise à mettre la clé sous la porte.

Cathay Pacific, une société basée à Hong Kong, est confrontée à de graves difficultés financières. En réponse à la crise de Coronavirus, l’entreprise met ses employés en congé sans solde. Une décision difficile à accepter pour son personnel, mais qui devrait être appliquée rapidement par d’autres compagnies aériennes.

La réaction des consommateurs est exagérée. Ainsi, selon Nicholas Calio de la compagnie aérienne : Airlines ForAmerica, « Nous sommes arrivés à la situation où les craintes liées au coronavirus sont plus dangereuses que le virus lui-même ».

Les consommateurs inquiets

Les gens ont peur du virus. Ils préfèrent rester cloîtrés chez eux et attendre les nouvelles officielles plutôt que de sortir dans la rue pour s’exposer à cette nouvelle menace. Activité commerciale en Chinesouffre. Les images satellite montrent clairement un effondrement total du trafic dans les centres commerciaux. Les entreprises sont au ralenti, les employés sont confinés à leur domicile, travaillent à distance ou s’exposent au virus par les transports en commun.

Perturbation des activités d’import-export

L’ expédition difficile de marchandises vers les pays européens, l’expédition de colis vers la Chine (ou depuis la Chine) a ralenti.

Le secteur automobile

Les 11 provinces qui ont annoncé une prolongation des vacances sont en charge de la production d’une grande partie de l’industrie automobile. Wuhan concentre une grande partie de l’industrie automobile. Certaines entreprises automobiles françaises telles que PSA et Renault sont présentes dans cette zone économique. Il faut s’attendre à des problèmes d’approvisionnement. On s’attend également à une baisse de la consommation mondiale.

Le secteur du tourisme

L’ industrie hôtelière, ainsi que l’industrie de la restauration, seront fortement touchés par la crise de Coronavirus.

Annulation des réservations, report des réservations, report des vols, restaurants peu fréquentés par crainte d’être infectés par Coronavirus.

Le secteur du luxe

Shopping en Chine, ainsi qu’en Italie, s’effondre. En Chine, le groupe de luxe français Kering a déclaré son président François-Henri Pinault que « son activité s’arrêterait presque à partir du 23 janvier ». Le groupe n’avait d’autre choix que de revoir ses méthodes de travail. La crise coronavirus affecte également tous ses concurrents, y compris LVMH.

Le secteur du luxe devrait avoir un très fort impact en 2020. On peut s’attendre à des faillites et même à des restructurations dans le secteur. Les investisseurs ont déjà anticipé les difficultés rencontrées par les spécialistes de l’industrie, comme le montre le graphique ci-dessous :

Évolution des prix de la part Kering SA sur Euronext :

La part de Kering est négociée à environ405 euros, proche de son niveau le plus bas atteint en 2019.

Marchés financiers dans la zone rouge

Les indices boursiers sont en chute libre. En date du 6mars 2020, le CAC40 (indice phare de la Bourse de Paris) a déjà chuté de 14,60% depuis son plus haut niveau à la mi-février 2020. D’ autres indices boursiers européens, américains et asiatiques sont également en forte baisse . Les investisseurs sont préoccupés et les craintes d’une récession économique se reflètent sur les marchés financiers.

Les secteurs d’activité sont plus vulnérables à la crise du Coronavirus, comme le secteur de l’aviation. Air France KLM a enregistré une baisse de 47 % le 06 mars 2020 par rapport à son cours du 1er janvier 2020.

Qu’ est-ce qui est attendu dans les mois à venir ?

Le FED devrait revoir son taux politique à plusieurs reprises (il l’a déjà fait le 3 mars en abaissant son taux politique de 0,5 % à la surprise générale), mais si la crise se poursuivit,d’autres diminutions devraient se produire.

La Banque centrale européenne dispose d’une marge de manœuvre beaucoup plus limitée. Le taux directeur de la BCE est déjà de 0 % depuis le 16 mars 2016.

Surtout, dans les semaines à venir, nous devons nous attendre à un dégagement progressif des fonds budgétaires des gouvernements européens pour faire face à la crise .

Scénarios pour les mois à venir

La crise du coronavirus évolue rapidement. Je n’ai pas de boule de cristal. Comme nous l’avons vu dans la première section de cet article, cette crise est SANS précédent. Il est impossible de prédire l’issue de la crise actuelle, mais pour information, j’ai élaboré les différents scénarios avec l’impact économique de chaque scénario .

Le scénario optimiste

Type de scénario  : La crise du coronavirus est rapidement maîtrisée (fin mai 2020). Un vaccin est en production à l’automne prochain. Le taux de mortalité a été surestimé, parépidémiologistes, en raison de la nature bénigne du virus pour plus de 80% des patients. Enfin, il est plus proche d’un taux de 0,2 à 0,3 % (presque similaire au taux de mortalité grippale saisonnière de 0,10 %).

Probabilité  : faible

Impact sur l’économie  : environ 1 point de croissance de moins sur l’économie française. L’activité économique a un faible impact (seuls quelques secteurs d’activité sont gravement touchés, tels que l’air, la restauration ou le tourisme). La relance budgétaire décidée par le gouvernement, ainsi que les décisions monétaires des banques centrales, favorisent une reprise économique rapide à la fin de l’année. La baisse de la consommation en Chine au premier semestre s’accompagne d’une forte reprise économique à la fin de l’année (effet de rattrapage).

Le scénario probable

Type de scénario  : La crise du Coronavirus se développe rapidement dans le monde entier. L’activité économique en souffre. Certains secteurs sont fortement touchés, commecinéma, tourisme, hôtels et restaurants. Les entreprises remplissent des dossiers techniques de chômage. Les consommateurs sont inquiets. Face à une forte baisse de la consommation, les entreprises ajustent leurs investissements et leur production, soutenant ainsi le cercle vicieux de l’autodégradation de l’économie. Les faillites commerciales sont rapidement liées (les entreprises seront les premières à souffrir en raison d’un manque de liquidités). La faillite des entreprises affaiblira le système bancaire, car de nombreux prêts bancaires deviendront toxiques (les agents économiques ne seront pas en mesure de les rembourser). Les banques centrales (notamment la BCE) devront injecter de l’argent dans le système pour « sauver » les banques commerciales de certaines faillites. Dans le même temps, les gouvernements européens seront tous mobilisés pour relancer l’économie grâce à un plan de relance et à une sauvegarde économique. Mais avec le recul, les statistiques officielles montrent que le taux réel de mortalité est finalement plus faible que prévu, en raison de la nature bénigne du virus pour la plupart des gens (ce qui expliquerait la lente augmentation deinfections en Chine ces derniers jours). L’arrivée de l’été 2020 ralentit la progression du virus et évite la saturation du système médical. Dans ces conditions, les employés reprennent progressivement leurs activités normales à partir de juin. L’activité économique reprend progressivement.

Probabilité  : Très probable

Impact sur l’économie  : nombre de faillites. Baisse des prix de l’immobilier. Des secteurs économiques entiers sont touchés par la crise du coronavirus. L’approvisionnement en fruits, légumes ou matières premières a été interrompu pendant quelques mois. Inflation sur les nécessités de base. Dégringolade des marchés financiers (CAC40 a atteint son plus bas niveau depuis 2008). Forte baisse des prix de l’immobilier. Affaiblissement du système bancaire. Réduction des taux d’intérêt des banques centrales et plans de relance économique qui favoriseront une reprise économique et un effet de rattrapage partiel à la fin de l’année.

Le scénario noir

Type de scénario  : Coronavirus estpas sous contrôle. Aucun vaccin ne peut naître pendant au moins 2 ans. Le virus mute génétiquement et devient beaucoup plus virulent. Le monde manque de drogues. Les hôpitaux sont débordés et les professionnels de la santé n’ont pas assez de lits disponibles pour traiter les nouveaux patients. Le taux de mortalité réel est de 8 % (actuellement 3,4 % pour les cas officiels). Les écoles, ainsi que les crèches, sont fermées. Les parents sont obligés de rester à la maison pour garder leurs enfants. Les patients sont confinés à domicile, ou pris en charge par des professionnels de la santé dans des hôpitaux de fortune (gymnases, salles de réunion,…). Le virus se développe dans le monde entier (y compris en Afrique). Le moral des consommateurs est au plus bas. Pas d’achats à long terme (voitures, biens immobiliers). Le tourisme est minimisé (ou presque inexistant). L’approvisionnement des centres commerciaux est perturbé. L’armée est mobilisée pour assurer la sécurité. Des émeutes ont éclaté. Le télétravail se développe pour certaines professions. Le prix des produits de première nécessité est en hausse en raison des difficultés d’approvisionnement. Les banques centrales, ainsi que les gouvernements sontessayer de relancer l’économie grâce à des plans de sauvegarde économique, mais en vain. Fortes avancées en matière de nationalisme dans toute l’Europe. Un climat d’insécurité mondiale est en cours.

Probabilité : peu probable Incidence sur l’économie  : inflation des prix. Faillite d’affaires. L’effondrement du système bancaire. Fortes tensions sociales.

4. Une crise pétrolière stimulée

Coronavirus, une nouvelle crise pétrolière ? Quel est l’impact sur l’économie mondiale ?

C’ est un véritable choc sur les marchés financiers : le prix d’un baril de pétrole s’effondre de plus de 30% en une seule session ! Jamais vu depuis 1991 ! Il est vrai que la demande mondiale de carburant est épuisée, mais ce déclin, comme nous le verrons, n’est pas seulement justifié par un simple affaiblissement de la demande mondiale de carburant. En réalité, ce déclin est amplifié par une crise géopolitique.

La Russie a un rôle à jouer dans la baisse des prix. En tant que plus grand producteur de pétrole au monde,La Russie est un membre actif et respecté de l’OPEP. Lors de la dernière réunion de l’OPEP, le 6 mars 2020, il s’est posé la question d’ajuster et de déclasser la production pétrolière afin de limiter la baisse du prix du baril. Mais à la grande surprise, la Russie a refusé de baisser sa production pétrolière avant au moins juin 2020 . Il s’agit d’une décision très ambitieuse parce que c’est le prix d’un baril de pétrole qui s’effondre complètement.

Arabie Saoudite (afin de punir la Russie ?) s’engage également dans une guerre des prix en augmentant également la production de pétrole.

Mais, pourquoi la Russie ne revoit pas sa production de pétrole ?

Après une année 2018 assez bonne pour l’industrie pétrolière, les pays exportateurs de pétrole ont traversé une année 2019 plutôt sombre . La demande de pétrole s’est affaiblie ces derniers mois, en partie en raison d’un ralentissement de la croissance économique en Chine.

Après avoir atteint son plus haut niveau en 2018 autour de 87$, le Brent a fortement chuté à la fin de2018, et le prix global est resté très tendu à la fin de 2019 (comme le montre le graphique ci-dessous).

Graphique de l’évolution du prix du Brent (pétrole) au cours des derniers mois (en dollars américains) :

La Russie a le grand avantage de ne pas être très dépendante des fluctuations des prix des hydrocarbures. Son économie est diversifiée. Dans son budget 2020, le gouvernement russe prévoyait une forte baisse des prix du pétrole, etles prévisions budgétaires 2020 sont basées sur un prix par baril de pétrole à seulement 42,40 dollars (le baril évolue actuellement autour de 36 dollars sur les marchés financiers). La Russie a la capacité de résister à cette crise pétrolière , ce qui n’est pas nécessairement le cas dans certains pays du Moyen-Orient.

Il est nécessaire de savoir que l’économiste Jacques Sapir souligne que moins de 20 dollars sans imposition réelle (l’imposition est plus favorable pour les entreprises russes avec un système mieux pensé), les entreprises russes peuvent toujours êtrebénéficiaires. Ce ne sera pas le cas pour les autres pays exportateurs de pétrole.

La Russie veut avant tout affaiblir le régime politique du Prince héritier d’Arabie Saoudite. Le Prince héritier, Mohammed bin Salman, est affaibli par cette crise. Il a déjà arrêté plusieurs membres de sa famille il y a quelques jours pour trahison. C’est tout le régime alimentaire de l’Arabie Saoudite, qui est affaibli par cette crise. Lerégime économique de l’Arabie saoudite est très tributaire du prix d’un baril de pétrole. Entre 1973 et 2002, le pays a reçu des recettes pétrolières de 2000 milliards de dollars américains. La production pétrolière est principalement organisée autour de Saudi Aramco. Rien qu’en 2018, la compagnie pétrolière a reçu 355 milliards de dollars de revenus pétroliers. Le baril de pétrole en provenance d’Arabie saoudite n’est pas pur et nécessite un traitement chimique coûteux (par exemple, un coût d’extraction de 5 dollars le baril). Donc, bien sûr, le coût de l’extraction du baril est plutôt faible dans l’ensemble, et le royaume saoudien a déjà informé qu’il pourrait parfaitement accommoder un prixpar baril de seulement 20 dollars américains. Mais la question n’est pas de savoir s’ils peuvent encore apprendre de l’argent, mais plutôt s’ils peuvent gagner suffisamment pour satisfaire la classe politique saoudienne. N’ oublions pas que l’Arabie Saoudite est gouvernée par une monarchie dynastique absolue. La famille royale est composée de 30.000 sujets, et ce sont très souvent des personnalités très influentes de la monarchie (généraux, ministres,…). Rien que dans le passé, on peut déjà avoir une petite idée de l’impact de cette crise sur le royaume saoudien… En 2015, le prix d’un baril de pétrole a été négocié sur la base de 55 à 60 dollars américains le baril, et les revenus pétroliers du royaume ont bondé à 197,7 milliards de dollars. Ayant de grandes difficultés à réduire son mode de vie, le Royaume-Uni a vu son déficit public exploser à 38,6 milliards de dollars (environ 5 % du PIB national). Qu’est-ce qui va se passer avec un baril de moins de 40 dollars américains ? Les recettes pétrolières vont fondre comme la neige à la, le déficit du gouvernement saoudien va exploser, et surtoutc’est le mode de vie de la famille royale (composée de 30 000 sujets) qui sera perturbé avec un risque important de rébellion. La Russie anticipe un affaiblissement du régime politique saoudien , ce qui lui permettrait dans le pire scénario de prendre le contrôle du régime, comme en Syrie, puis d’imposer sa propre loi, d’autant plus qu’il n’est pas certain que les Etats-Unis (généralement considérés comme un grand allié de la puissance saoudienne) interviendront cette fois-ci pour sauver le royaume dans la mesure où la baisse du prix d’un baril les affaiblit également de leur côté.

En l’absence d’un accord sur la production pétrolière, la Russie veut aussi affaiblir les producteurs de pétrole de schiste sur le continent nord-américain, qui ne peuvent survivre à moins de 50 dollars le baril. Il est généralement plus coûteux de fabriquer de l’huile de hale, tandis que le pétrole russe ne nécessite pas de manipulations chimiques complexes et coûteuses. N’oublions pas que le sous – sol du continent nord – américain est plein d’huile de schistie,et l’exploitation du pétrole de schiste aux États – Unis a permis au pays de devenir le plus grand pays producteur de pétrole au monde. Une concurrence dont la Russie veut sans aucun doute se débarrasser à tout prix .

Enfin, je pense que la Russie conserve vraiment cette carte comme base de négociations avec les États-Unis d’Amérique, et elle n’hésitera pas à l’utiliser dans les semaines à venir sur le plan diplomatique.

Qu’ en est-il de la crise du Coronavirus dans cette crise pétrolière ?

Affaiblissant la Chine, la crise du Coronavirus a un impact significatif sur la demande de pétrole de la Chine . Nous parlons d’une réduction de plus de 20 % de la consommation chinoise de pétrole, et cette réduction devrait augmenter à l’échelle mondiale dans les semaines à venir.

Les conséquences de cette crise pétrolière ?

OPEP est plus que jamais sur le point d’éclater, et les prix devraient rester très volatils dans les prochains jours L’ . Il est prévu que les prixfluctuera fortement avec les annonces de quarantaine.

Quelles sont donc les conséquences économiques de cette crise pétrolière ?

A première vue, et du point de vue de notre économie nationale française, ce nouveau « choc pétrolier » est une bonne nouvelle. Le prix du pétrole s’effondre. Dans les prochaines semaines, nous pouvons nous attendre à une baisse du prix de l’essence. C’est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs. La balance commerciale française devrait s’améliorer (moins d’importations).

Mais il est difficile de calculer avec précision l’impact économique de cette crise pétrolière sur les économies des pays européens . Oui, en Europe, nous sommes plus importateurs de pétrole, mais cette crise pétrolière a un effet pervers sur l’économie.

Premièrement, les pays exportateurs de pétrole sont également consommateurs de produits de luxe. Des entreprises comme LVMH (société basée en France) devraient donc souffrir de cette crise.

baisse des prix devrait également affecter les plans d’investissement de certains pays arabes La , tels quecomme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Par exemple, la France recueille 3 % des investissements directs étrangers (IDE) saoudiens dans le monde, soit environ 850 millions d’euros (2016). Les investissements se sont concentrés principalement dans les hôtels de luxe, ainsi que dans les industries de l’alimentation et des boissons. Avec moins de recettes en espèces, les pays exportateurs de pétrole retourneront à la baisse leur plan d’investissement, ce qui devrait affecter certains domaines d’activité.

Mais si les négociants ont tellement peur des chocs pétroliers, c’est aussi à cause du risque qu’un choc pétrolier pose sur le marché obligataire (le marché obligataire). N’oublions pas qu’un État pour se financer doit emprunter de l’argent sur les marchés financiers. En excluant, à terme, moins il y a d’investisseurs et plus le prêt (taux d’intérêt) est cher. Lespays exportateurs de pétrole financent une partie de nos obligations d’État .

Les pays trop dépendants du prix d’un baril seront les premières victimes

En raison de leur faible diversification des revenus, certains pays comme l’Algérie (ou l’Iraq, le Venezuela,Iran ou Nigeria) sont très sensibles aux fluctuations des prix du pétrole. Les pays seront politiquement affaiblis, et je pense qu’il vaut mieux s’éloigner de ce type de pays (y compris dans les investissements boursiers avec des entreprises trop exposées à ce type de risque). Il y a un risque de tension sociale à long terme .

Ne pas investir dans des sociétés d’exploration pétrolière offshore

Les sociétés d’exploration pétrolière offshore sont victimes de cette crise pétrolière.

5. Quels domaines d’activité devraient être privilégiés ?

Investir dans le secteur médical

Le secteur médical est en bonne santé . Certaines entreprises bénéficient de l’épidémie de coronavirus, comme Euromedis. Euromedis Group est une société spécialisée dans la commercialisation d’accessoires médicaux, tels que des gants et des seringues à usage unique. À ce jour (vendredi 13 mars 2020), le Groupe Euromedis négocie au prix de 7,05 euros.L’action a eu unemois de février (l’action a atteint un sommet de 22,40 euros le 27 février 2020). Seul inconvénient : la production dépend de fournisseurs internationaux. La crise actuelle du coronavirus affaiblit ainsi sa chaîne d’approvisionnement. A regarder, cependant !

Le « Stay at home index », un indice boursier des entreprises résistantes à la crise coronavirus

Une banque américaine a créé un indice boursier : « Stay at home index ». Cet indice boursier représente les entreprises dont les cours boursiers semblent bénéficier de la propagation de l’épidémie dans le monde entier. Cet indice inclut les entreprises du secteur du commerce électronique, la vente d’accessoires de fitness à domicile, les plateformes de streaming comme Netflix ou même les entreprises comme Facebook. Dans l’ensemble, les entreprises de ce classement sont plus résistantes à la crise économique .

Exemple avec le taux de change des actions de Netflix (son taux annuel le plus élevé est de 388$, comparativement à 336$ actuellement). La société est plus résistante au coronaviruscrise.

L’ or comme refuge ?

Dès qu’il y a une crise économique, les investisseurs se précipitent vers ce refuge de valeur. Depuis le 1er janvier 2020, le prix de l’or augmente de 10,5%. Mais devons-nous acheter cette valeur de refuge ? Pas facile à dire, parce que oui l’or est une valeur de refuge sûr, cela a déjà été démontré plusieurs fois dans le temps, mais les performances historiques ne préjugent en rien des performances futures. Psychologiquement, les investisseurs achètent massivement des lingots d’or pour se protéger contre une éventuelle baisse des prix. Pourquoi ? Le lingot d’or est un actif palpable qui est stocké à la maison et qui est connu pour s’apprécier en cas de crise économique. Mais étant, parce qu’au milieu de la crise financière de 2008, l’once d’or se négociait à seulement 745$ contre près de 1700$ aujourd’hui. Je pense que les investisseurs ont déjà anticipé en partie la hausse future des prix de l’or , et qu’aujourd’hui, les prix globaux ne devraient pas augmenter beaucoup plus (peut-être atteindre leseuil psychologique de 2000 dollars américains ?).

Graphique de l’évolution des prix de l’once d’or (CFD) :

Investir dans les FNB investir à la baisse sur les marchés financiers

Il est bien connu qu’à long terme, et sur la base de données historiques, il est plus facile de gagner de l’argent en pariant à la hausse sur les marchés financiers. Les marchés boursiers sont généralement plus à la hausse que l’inverse. Nous sommes statistiquement plus susceptibles de gagner sur une position LONG (à l’achat), plutôt que sur un PositionShort (à vendre).

Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il faut rester inactif pendant les mouvements baissiers. Un outil financier très populaire auprès des financiers : les ETF (Echange Traded Fund). Les ETF (nous y reviendrons dans un article futur) sont des instruments financiers bien connus dans le monde financier, qui reproduisent la performance d’un panier d’actifs sous-jacents. Dans l’ensemble, la plupart des FNB se positionnent à la hausse sur les marchés financiers. Il estle plus souvent, il s’agit de reproduire des indices sectoriels (haute technologie, biotechnologie, etc.). Mais il existe également des FNB spéciaux qui permettent aux investisseurs de profiter de la baisse des indices boursiers .

ATTENTION : Je ne vous encourage en aucun cas à acheter ce type d’actifs à haut risque. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Chaque situation patrimoniale est unique. Les produits financiers présentés ci-dessous présentent un risque important de perte en capital. Les données ci-dessous sont fournies à titre informatif uniquement.

Dans un marché à la baisse, il est courant de se protéger en utilisant des FNB Bear. J’ ai sélectionné 4 « Bear-FNB » que les traders utilisent habituellement pour se prémunir contre un éventuel ralentissement des marchés financiers.

ProShares Short S&P 500 (SH)

Évolution du prix de l’ETF SH :

Lancé en 2006 par le fonds d’investissement ProShares, le fonds a connu son heure d’or pendant la crise financière des sous-primes. Ce fondsvise à reproduire la performance de son indice boursier de référence : le S&P500 (indice boursier des 500 plus grandes entreprises des États-Unis). L’opération est simple : lorsque son indice boursier de référence diminue, le S&P500 augmente, et vice versa lorsque le S&P500 augmente, ce FNB diminue. Le fonds commun de placement investit dans des contrats futurs, des swaps et des options d’actions. Depuis son introduction en bourse, le FNB a chuté de 10,64 %, tandis que son indice de référence a augmenté de 9,61 % en même temps. À l’heure actuelle, le fonds évolue à 25,79 dollars des États-Unis, alors qu’il avait atteint son niveau le plus élevé en novembre 2008.

ProShares UltraShort S&P 500 (SDS)

Lancé en novembre 2006 par le fonds d’investissement ProShares, le fonds est globalement le même que celui présenté précédemment : il a pour fonction de reproduire la performance de son indice boursier de référence : le S&P500, mais de manière plus agressive (la performance de l’indice est doublée à la hausse ou à la baisse).

Évolution des prix des ETF

 :

ProSharesUltraPro Short S&P 500 (SPXU)

Le SPXU est le fonds commun de placement le plus agressif de cette liste. Introduit par le fonds d’investissement ProShares en juin 2009, le fonds multiplie la performance de son indice de référence, le S&P500 par 3 à l’envers. Avec ce fonds commun de placement, il est possible de gagner rapidement, mais aussi de brûler du capital très rapidement car toutes les performances sont multipliées par 3 (haut ou bas).

Évolution des prix pour ETF SPXU :

FNB à terme à court terme ProShares Ultra VIX

ETF très populaire parmi les traders, ainsi que les investisseurs à la recherche d’une performance maximale. Ce FNB se concentre principalement sur la volatilité.

ProShares Short Russell2000 (RWM)

Ce fonds d’investissement reproduit la performance de son indice boursier de référence : le Russell2000. Introduit en bourse en janvier 2007, le fonds d’investissement a pour but de reproduire la performance d’un indice boursier à petite capitalisation.

Évolution des prix pour les ETFRWM :

Se hutter en utilisant un contrat à terme (Future) pour spéculer sur la dette française (ou italienne)

La France s’endette sur les marchés financiers à un taux proche de zéro. En raison de la crise du Coronavirus, l’Etat français montre clairement sa volonté de résister à cette crise en investissant massivement dans l’économie (chômage partiel entièrement financé, restructuration de la dette sociale des entreprises, et autres mesures à annoncer dans les prochains jours). C’est plutôt une bonne chose, et c’est même indispensable. Sauf que nous parlons ici d’au moins « plusieurs dizaines de milliards d’euros » (selon les mots du ministre de l’Economie et des Finances). La France devra emprunter sur les marchés financiers pour financer cet investissement. L’augmentation de la dette signifie donc aussi plus de risques pour les investisseurs, et donc une forte tension sur le marché obligataire (le taux de rendement italien a fortement augmenté après l’annonce de l’endiguement). Afin de se couvrir contreune exposition excessive au marché, certains investisseurs se couverture en vendant des contrats à terme Euro OAT Future . ATTENTION Je ne recommande pas ce type de produit car ils sont complexes à maîtriser et surtout très risqués. Cependant, pour des raisons informatives, je vous présente simplement l’idée.

Un contrat à terme (également appelé « Future ») est un produit financier dans lequel une personne s’engage à acheter (ou à vendre) un actif sous-jacent à une date ultérieure à un prix prédéfini. La dette française évolue sur les marchés financiers (p. ex. OAT à 10 ans). Eurex, le marché des produits dérivés de la Bourse allemande, a créé en 2012 un nouveau produit financier : « Euro OAT Future », un contrat à terme sur la dette française. Labaisse de la spéculation sur ce contrat est une technique financière utilisée par les commerçants (ou les investisseurs) pour « profiter » d’une baisse de la valeur de l’OAT (et donc d’une augmentation des taux d’intérêt) .

Évolution des prix pour EURO OATFutur :

Investir dans des options d’indice boursier ou d’actions

Les traders, ainsi que les fonds d’investissement, utilisent généralement des options de vente pour se prémunir contre un éventuel ralentissement des marchés financiers .

ATTENTION : Les options de vente sont des instruments financiers très risqués. Les informations ci-dessus ne constituent pas des conseils en matière d’investissement.

Sur le marché boursier français, Monep (le marché français des options négociables) est responsable de l’organisation de ce marché. Il est possible d’échanger des options de vente sur des indices boursiers (tels que le CAC40), ainsi que des options de vente sur des actions.

Je pense que dans un marché boursier à la baisse, le meilleur levier pour se prémunir contre un éventuel ralentissement des marchés financiers est de parier sur l’éclatement d’une bulle spéculative. Les entreprises dont les prix sont surévalués seront les premières à baisser. Pour information seulement, j’ai énuméré ci-dessous quelques options pour les entreprises que je considère comme surévaluées.

Options de vente surTesla Inc

Tesla Inc est une société américaine cotée sur le NASDAQ. Spécialisée dans l’industrie automobile, l’entreprise est certainement innovatrice, mais sa capitalisation boursière (plus de 100 milliards de dollars) ne reflète pas son volume de ventes ou sa capacité de croissance. La société est également très touchée par la crise du coronavirus . Selon un article publié dans Fortune, une autorité gouvernementale chinoise a reporté une baisse de 46 % des immatriculations de véhicules entre décembre et janvier 2020. En même temps, comme nous l’avons vu en haut de l’article, le secteur automobile souffre d’une chute drastique des immatriculations depuis le début de l’année en Chine (moins 85% des immatriculations en février selon les statistiques chinoises). Au cours des 9 premiers mois de 2019, la Chine a représenté 12,4% de son chiffre d’affaires total. Elon Musk espérait faire des progrès en Chine plus tôt cette année.

Évolution du cours de l’action de Tesla Inc :

Options de vente sur un groupe de luxe, telles queKering OrlVMH

. Non seulement de grands groupes de luxe sont présents en Chine, dans un pays totalement fermé depuis quelques semaines, mais en cas de crise économique, c’est généralement le secteur du luxe qui est touché en premier. La crise pétrolière dans les pays du Moyen-Orient affaiblira également la demande de produits de luxe Le secteur du luxe devrait être gravement touché par la crise du coronavirus .

Chez Kering, le secteur Asie-Pacifique représente près de 27 % du chiffre d’affaires annuel de l’opérateur. Loin d’être négligeable. Chez LVMH, en 2019, l’Asie représentait 35 % du chiffre d’affaires annuel.

Entreprises très dépendantes de l’Asie.

Pour se protéger contre une éventuelle baisse du prix de ces actions, de nombreux investisseurs (et commerçants) achètent des options de vente (PUT) pour profiter d’une éventuelle baisse du prix de l’action inbourse.

6. Mes solutions pour protéger votre argent

L’ économie émergentecrise est susceptible d’être inflationniste (hausse générale des prix). Les banques centrales, ainsi que les gouvernements, sont susceptibles d’injecter de l’argent dans le système pour enrayer la chute et amorcer une reprise progressive de l’activité économique. Cette injection massive de capitaux, accompagnée d’une baisse parallèle de la production, est susceptible de provoquer l’inflation. Il est essentiel de préserver son capital contre les risques d’inflation en investissant dans des actifs corporels : des actifs physiques qui « bénéficieront » de cette hausse générale des prix. Les problèmes d’approvisionnement en matières premières entraîneront une augmentation générale des prix. Dans ces circonstances, je préconise l’investissement dans des actifs corporels .

Investir dans l’or ?

Oui goldis souvent critiqué par les investisseurs comme refuge en cas de crise économique. MAIS, je ne pense pas que l’or sera un bon investissement tangible dans les prochaines semaines. L’ or pourrait finalement atteindre la barre symbolique de 2000 dollars américains par once d’or, mais cettebarre très psychologique sera difficile à surmonter. Rappelez-vous également qu’il y a une énorme quantité d’or en circulation dans le monde . La production d’or et de diamants continue d’alimenter le marché. En cas de crise économique grave, certains individus seront obligés de revendre leur stock d’or, ce qui finira par freiner toute hausse de prix.

Eastern Real Estate (Bulgarie, Hongrie)

Investir dans l’immobilier en Bulgarie (ou en Hongrie) reste une excellente option pour préserver la valeur de son capital à long terme.

Oui, la crise du coronavirus va se propager dans le monde entier. Mais cette crise créera également des opportunités d’investissement. La Bulgarie (un pays que je connais bien) est une zone économique importante. Non seulement les prix sont encore très bas, mais le pays a la capacité financière de résister à une éventuelle crise financière. La Bulgarie supporte une dette publique très faible (en% du PIB)  : seulement 22,3% en 2018 (l’un desle plus bas dans l’ensemble de l’Union européenne). Je pense qu’il est dans l’intérêt de l’Union européenne de continuer à subventionner les pays de l’Est, notamment la Bulgarie, afin de protéger ces pays de l’interventionnisme russe.

Graphique de comparaison de la dette publique bulgare avec certains pays européens :

N’ oublions pas, en outre, que le pays attire, chaque année, en raison de sa politique fiscale très attrayante milliardaires russes (ainsi que d’autres nationalités). L’ immobilier dans certaines régions, notamment Sofia, est encore très faible et ne représente pas le potentiel de récupération à long terme de ces zones . Au cas par cas, je pense qu’il y a des possibilités à saisir dans le secteur immobilier à long terme.

Immobilier américain

Investir dans l’immobilier aux États-Unis reste une excellente option pour préserver la valeur de son capital à long terme. Immobilier, dans certains domaines, notammentCleveland , a particulièrement souffert pendant la crise financière de 2008. Les conséquences de cette crise sont encore visibles en 2020 : les prix de l’immobilier à Cleveland (ainsi que dans diverses villes américaines) restent très bas et ne représentent pas le potentiel de reprise à long terme de ces zones. Au cas par cas, je pense qu’il y a des possibilités de saisir dans le secteur immobilier à long terme.

En outre, le dollar a chuté depuis février par rapport à l’euro. On s’attend à ce que de bonnes occasions d’investissement se présentent dans quelques mois .

Découvrez mon intervention sur BFM TV sur l’immobilier aux Etats-Unis :

Investissements dans le secteur numérique :

En raison de l’endiguement imposé par les autorités sanitaires, le secteur numérique devrait logiquement bénéficier d’une belle embellie dans les mois à venir. Cette crise de Covid-19 poussera les gens à changer leur mode de vie : plus de consommation à la maison, moins de sortieet donc nécessairement plus de ventes sur Internet ! (services,…)

Le chômage partiel imposé par cette crise apportera une véritable vague de main-d’œuvre disponible dans le télétravail. Cela devrait favoriser le développement de places de marché orientées sur les microservices par exemple (type Fiverr).

Investir dans le secteur numérique nécessitera des efforts considérables : du temps en particulier, mais aussi des compétences dans ce secteur (IT, marketing). Il est essentiel de vous entourer de professionnels.

Investir dans les spiritueux :

Les esprits exceptionnels sont chassés par les amateurs . Que ce soit pour le plaisir d’offrir, ou comme investissement spéculatif, des whiskies rares sont repérés dans le monde entier, et la conséquence logique de cette chasse : les prix augmentent fortement. En seulement 12 ans, le prix moyen du whisky rare s’est multiplié par 9 ! Un investissement très rentable. Mais attention, car seuls des whiskies exceptionnels sont inclus dans le classement des investissements rentables.Ces whiskies rares proviennent de marques rares telles que Macallan, Port Hellen, Bowmore, Brora, Samaroli et Moon Import. Donc, ce sont des whiskies difficiles à trouver.

Tendances des prix du whisky rare depuis 2008 :

Investir dans le whisky rare est une garantie de sécurité à long terme. Le whisky rare est un placement pour passionné, mais pas un produit spéculatif. N’espérez pas être en mesure de le revendre dans quelques jours ou quelques mois. C’est un investissement à très long terme. Lewhisky rare est le placement tangible par excellence . Des bouteilles exceptionnelles, et parfois même des échantillons simples, sont échangées à des prix toujours plus élevés.

C’ est la rareté du bien tangible qui rend le produit exceptionnel . Par exemple, une vente aux enchères historique de 290 bouteilles de whisky japonais de la distillerie Karuizawa. Cette collection est considérée, de l’avis des spécialistes, comme d’une finesse absolue. C’est exactement ce type d’investissement qui devrait être préféré en pariant surtherarité.

Alors que les prix sont très élevés sur le whisky japonais, rares whisky écossais ont de belles journées d’avance comme la distillerie Macallan.

ATTENTION , cependant, les escroqueries dans ce secteur sont très courantes. Consultez la liste AMF (Autorité des Marchés Financiers) qui tient à jour une liste noire des entreprises qui n’ont pas le droit d’exercer dans ce secteur.

7. Conclusion sur l’impact économique du coronavirus

Beaucoup d’incertitudes autour du Coronavirus. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact sur l’économie. Cependant, j’ai exposé, dans la mesure du possible, les conséquences prévisibles de la crise sur certains secteurs d’activité. Plusieurs scénarios peuvent être envisagés en fonction de la capacité des autorités sanitaires de contrôler ce virus. Mais je pense que c’est dans les semaines à venir, il est préférable de protéger ses actifs avec des actifs corporels (Bulgarie ou Hongrie immobilier, spiritueux, immobilier américain ouinvestissement dans les services numériques). Certains ETF, ainsi que les options de vente, sont un bon moyen de se prémunir contre la chute des marchés financiers. Cet article évoluera au cours des prochains jours au fur et à mesure de l’évolution de la crise. Restez à l’écoute !

Pour vous aider cher lecteur pendant cette période très compliquée : j’ai mis en place unehotline « Heritage Protection Corona virus » au 0651459038

7 jours/7 de 9h à 20h,

vous pouvez vous joindre à moi pour analyser votre situation patrimoniale et vous aider grâce à 15 minutes d’expertise.

Mise à jour du 31/03/2020 : la crise va s’aggraver !

Non, nous ne devons pas céder à la catastrophe face à la crise du coronavirus.

D’ un autre côté, nous devons accepter la réalité des chiffres économiques et de la crise profonde qui vient.

Prévisions de croissance en Europe et dans le monde : entre -10% et plus de -20% ! ! ! (Source : Deutsche BankRecherche)

Cassement social dramatique en Inde (Source : Euronews) :

Peut-on encore être dans le déni pendant ce confinement (combien de temps durera-t-il ? Quel impact économique durera-t-il ?) , n’est-il pas nécessaire de réagir rapidement avec son patrimoine et son argent ?

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